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THIERRY DELCOURT

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EXPOSITION CAROLYN CARLSON AU MUSEE LA PISCINE

19 Juin 2017, 20:16pm

Publié par Thierry Delcourt

EXPOSITION CAROLYN CARLSON AU MUSEE LA PISCINE
EXPOSITION CAROLYN CARLSON AU MUSEE LA PISCINE

Le Musée La Piscine-Roubaix et la Carolyn Carlson Company
ont le plaisir de vous inviter à l’inauguration de l’exposition

CAROLYN CARLSON
WRITINGS ON WATER

Le vendredi 30 juin 2017
à partir de 18h
à La Piscine
Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix

Direction Bruno Gaudichon
Commissariat Hélène de Talhouët

Carolyn Carlson a toujours écrit, dessiné, peint. Pour danser et en dansant, pourrait-on dire de la chorégraphe qui qualifie sa danse de poésie visuelle. L’artiste est plus secrète sur son œuvre graphique produit en parallèle. Un œuvre nécessaire, où le geste devient trace, où l’invisible devient visible, en contrepoint au geste éphémère de la danse.

Des premiers dessins sur de simples feuilles de papier aux encres abstraites, c’est cette expression méconnue de la chorégraphe que La Piscine accueille cet été. De ces feuilles se dégagent des séries de motifs inspirés des éléments (l’eau, l’air), du mouvement de la nature (la vague, l’oiseau), mais aussi de figures de danse et d’autoportraits plus ou moins abstraits ramenant au mouvement à l’état pur.

“Writings on water” (écrits sur l’eau), de la pièce éponyme de Carolyn Carlson, donne son nom à cette exposition qui présente plus de 100 croquis et dessins. Du 1er juillet au 24 septembre 2017, le musée a le plaisir d’accueillir de nouveau la saltimbanque apatride, qui a maintes fois collaboré avec La Piscine et en particulier pendant les neuf ans consacrés à la direction du Centre Chorégraphique National de Roubaix, pour un nouveau voyage graphique au bord du bassin roubaisien.

Hélène de Talhouët
Docteur en histoire de l’art, Commissaire d’exposition indépendant

 

EXPOSITION CAROLYN CARLSON AU MUSEE LA PISCINE

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Du mésusage des réseaux sociaux : rôle des parents

23 Mai 2017, 19:25pm

Publié par Thierry Delcourt

Un article de Rue 89 qui fait le point sur des dérives actuelles sur les réseaux sociaux orchestrées parfois par les parents eux-mêmes

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MANGER L'AURORE LOUISE DUPUIS COMEDIE REIMS

12 Mars 2017, 07:03am

Publié par Thierry Delcourt

Il y a bien longtemps que je n'avais vu une telle performance d'actrice. Un spectacle envoutant, tout en paradoxe, celui des histoires qu'on ne raconte pas, des histoires à dormir debout. Louise Dupuis et son comparse Maxime lévèque nous transportent au plus intime de Tilikum, orque prisonnière d'un aquarium face à un public captivé, entrainé dans son intimité, sa sensualité, la violence de son désir et de son analyse politique.

Louise mêle le superbe poème de Pessoa, l'Ode maritime avec son texte tout aussi puissant, interpellant un public fasciné, et même médusé.

Un très grand moment de thêatre et de vie. J'y retourne sans hésitation, et allez y nombreux avant que, j'espère, cette pièce tourne partout, de la France aux USA. Peut-être qu'elle bouffera Trump !!!

poisson nettoyeur de bons sentiments

poisson nettoyeur de bons sentiments

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TRIBUNE DE L’ADOLESCENCE

11 Février 2017, 12:51pm

Publié par Thierry Delcourt

TRIBUNE DE L’ADOLESCENCE

Vendredi 3 mars 18h30 à l’Atelier
5 rue de l’Arquebuse
51000 Châlons-en-Champagne

Animé par le Dr Thierry Delcourt, Pédopsychiatre

Avec la participation de Maître Gérard Chemla, Avocat, Didier Martz, Philosophe, Sébastien Delval, éducateur spécialisé, et un

Débat avec des adolescents, animateurs et éducateurs chalonnais, en partenariat avec la Médiathèque de Chalons en Champagne.

Harcèlement          Addictions         Réseaux sociaux

      Mondes Virtuels       Radicalisation         Suicide

Il suffit parfois d’un rien pour que la vie d’un adolescent bascule : une rupture sentimentale, une recherche d’identité troublée par des situations existentielles difficiles, un mal-être, une mauvaise rencontre… Il en parle, c’est bien ! On l’écoute, on le comprend, c’est mieux !

 

De nouvelles formes de maltraitance entre ados apparaissent, par le biais des réseaux sociaux qui banalisent des actions violentes et conduisent les victimes au repli, parfois au suicide. La mise en scène de soi (buzz narcissique), de sa souffrance (affaire périscope), peut conduire à la mise en danger de l’ado et à des actes irrémédiables. Comment prévenir et les protéger ?

 

Dans un monde en mutation accélérée et incertaine, l’adolescent peine à trouver sa place et un projet de vie. Pris dans des contradictions angoissantes, il peut avoir tendance à se réfugier dans un monde virtuel pour préserver l’illusion d’une satisfaction immédiate. Il peut aussi tenter d’exprimer son malaise et se frayer un chemin dans la société dont il n’a pas les codes d’accès. La manipulation et l’enrôlement terroristes utilisent le désarroi et la quête d’identification de certains ados en mal de reconnaissance, voire d’amour, qui s’égarent dans des illusions de toute-puissance, d’héroïsation et de destructivité aux accents suicidaires. Quoi faire ?

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SUPERWOMAN POUR SUPERMAN

7 Février 2017, 20:17pm

Publié par Thierry Delcourt

A tous mes amis, à l'aube d'une année qui s'annonce chaotique à plus d'un titre,

voici ma chanson de l'année. Je l'écoute en boucle, elle stimule mon écriture car elle met en phase la pulsation de mon coeur.

On la retrouve aussi dans le superbe film d'Amei Wallach et Marion Cajori : Louise Bourgeois - L'araignée, la maîtresse et la mandarine.

Thierry Delcourt

https://www.tripalbum.net/borneo/pont-de-singe/

https://www.tripalbum.net/borneo/pont-de-singe/

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BIBLIOGRAPHIE THIERRY DELCOURT

2 Février 2017, 09:10am

Publié par Delcourt Thierry

Bibliographie

Je suis ado et j’appelle mon psy, Max Milo, 2016

Carolyn Carlson. De l’intime à l’universel, Actes Sud, 2015

Créer pour vivre - Vivre pour créer, L’Age d’Homme, 2013

Dépressives, hystériques ou bipolaires ? Les femmes face aux psys, Bayard, 2013

Rouge Noir, Le chaperon rouge et le Bzou, illustré par Rossbach, Sopaic, 2013

Sous les combes du ciel - La passion du galbe, Michel Gillet, La Castille, 2012

Tentation du portrait, Mauro Corda, Corda, 2010

Formes en Extension de Marc Gerenton, Prisme, 2009

Artiste Féminin Singulier, L’Âge d’Homme, 2009

Ateliers de Jean-Jacques Rossbach, Sopaic, 2007

Au risque de l’Art, L’Âge d’Homme, 2007

 

Né le 11 février 1951 – Thèse de docteur en médecine en 1979 – Mémoire de Psychiatrie et Pédopsychiatrie en 1982

Psychiatre, pédopsychiatre et psychanalyste

Ancien assistant des Hôpitaux Psychiatriques et Expert auprès des Tribunaux.

Exerce à Reims depuis 1982

Rédacteur en chef de la Revue Psychiatries, Paris

Rédacteur en chef du Bulletin d’Information des Psychiatres Privés, (SNPP), Paris

Président de l’organisme de formation pour le développement professionnel continu des Psychiatres privés, ODPC-PP, Paris

Vice-président du Syndicat National des Psychiatres Privés, SNPP, Paris.

Coordinateur scientifique de l’Association Française des Psychiatres d’Exercice Privé. (AFPEP)

 

Auteur de textes, séminaires et conférences dans deux domaines de recherche :

Psychiatrie clinique et condition sociale 

Processus de création artistique et créativité existentielle.

 

Suite bibliographie : Ouvrages collectifs récents

Du vertige à l’effroi ; au risque du transfert, in Le risque : à gérer… à prendre ? Revue Psychiatries n°1634-165, Afpep, 2016

Violence et art in Propos sur la violence de l’art, violence dans l’art, L’art-dit, 2016

Emprise de la violence, violence de l’emprise, in Emprises, Revue Psychiatries n°163, Afpep, 2015

Le trait vif d’un œil aiguisé, in Roland Devolder, d’encre et de papier, Auréoline, 2015

Créer et résister, résister et créer, in Résistance, Revue Psychiatries n°161-162, Afpep, 2014

Insolite soliloque, in Insolites de Mauro Corda, Opera Gallery, 2014

Hélène Duclos, vigie à l’orée du monde, in Polysémies, Bobook, mai 2014

Transcréation, Identité de genre, De Friville, 2013

Trémois, la passion à vif in Traits de passion, Univ. Paris-Descartes, 2013.

Subversion des discours et des contraintes normées, in L’invention du soin, Psychiatries n°159, Afpep, 2013

Vous avez dit matrimoine ? in Transmettre, Revue Psychiatries n°156 ; Afpep, 2012

Transmission, clinique et femmes in Transmettre, Revue Psychiatries n°156 ; Afpep, 2012

L’amitié sans concession in Michel Gillet, Jean-Jacques Rossbach, Sopaic, 2012

La poétique du féminin en Asie orientale, Artois Presse Université, 2012.

Une matrice pour produire de l’autre, in Création et démence, Art et thérapie, numéro 112/113, 2012.

Urgence et permanence des soins, in Être psychiatre aujourd’hui, Revue Psychiatries n°158, Afpep, 2012

Les contorsionnistes  in Le corps en mouvement, Univ. Paris-Descartes, 2011

Le corps en mouvement dans l’espace de création in Le corps en mouvement, Univ. Paris-Descartes, 2011

Ruta Jusionyte, Le Chant sourd de la terre, Pierre Marie Vitoux, 2010

L’acte artistique, un acte d’amour ? in Revue L’information psychiatrique n°10, 2010

Visages dépaysés in Le visage dans tous ses états, Univ. Paris-Descartes, 2010

Surface sensible et profondeur de l’instant in Tat Tvam Asi, Passages du Nord-est, 2009

À l’assaut des passions  in Quand l’amor monte, du Bout du Rien, 2009

Paradoxes et complexité in L’engagement du psychiatre, Revue Psychiatries n°152, Afpep, 2009

Passages de frontières in Entre deux rives – Exil et transmission, érès, 2008

La leçon de J.P. Sartre aux psychiatres in L’écoute, Revue Psychiatries n°150, Afpep, 2008

La connaissance au risque de la culture in Psychanalystes, gourous et chamans en Inde, L’Harmattan, 2007

Un combat pour l’Autre in Aux limites du sujet, érès, 2006

Résonance magnétique des mots in Les mots de la psychiatrie, Revue Psychiatries n° 142, Afpep, 2006

 

BIBLIOGRAPHIE THIERRY DELCOURT
BIBLIOGRAPHIE THIERRY DELCOURT

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L'ACTE DU REGARD - L'ART DU REGARD

27 Décembre 2016, 08:19am

Publié par Thierry Delcourt

L'ACTE DU REGARD - L'ART DU REGARD

Comment regarder : pourquoi faudrait-il se poser une telle question ?

Après tout, un simple coup d’œil faisant confiance à l’intuition pourrait suffire ! Certainement, cette approche reste une valeur sure liée au plaisir et à la fonction distractive de l’art. Toutefois, se limiter à ce premier regard risquerait de priver le spectateur d’un autre plaisir, certes plus élaboré mais aussi plus riche dans son apport culturel.

La première modalité du regard correspond à une vérification contraignante : la chaise est une chaise et qu’elle soit de cuisine ou de Van Gogh, sa représentation est univoque. Sa fonction est le plus souvent pratique et utilitaire. Il s’agit d’une perception codée et figée dans sa correspondance entre une chose, un mot et un sens. C’est le réel sans faille ni rêve qui ne permet aucune sensibilité artistique.

Plus classique et, disons, utilitaire autant que culturel, il est possible de distinguer une vision engagée et contrainte par la préfiguration. Cette vision se plie aux icônes, aux symboles qui font référence à un monde transmis par l’œuvre ou puisé dans l’œuvre par celui qui ne peut y voir qu’une confirmation du monde qui l’habite. Le regard est contraint à une fonction d’invocation et de réaffirmation de la sujétion aux codes culturels rigides et orthodoxes. Cette vision préfigurée s’inscrit étroitement dans le corpus culturel ; elle anticipe la perception en imposant la contrainte du signe, celui d’une image-icône, d’une mélodie-refrain qui correspondent et renvoient à un symbole. Le symbole représente la contraction d’un mythe faisant fonction de vérité. Bien connu et largement utilisé dans sa dimension religieuse, le symbole iconique concerne tous les domaines de la vie en tant qu’il économise la pensée par un effet de massification et de certitude. Les humains en ont besoin, paraît-il… à moins que cet opium ne facilite la marche du monde en rendant plus efficace la contrainte du pouvoir quel qu’il soit.

Un peu plus loin encore et nous arrivons à une vision qui ne s’attarde à l’objet d’art que comme une pure forme. Voir se voudrait être là une vision brute, objective et formelle, exonérée du langage sensible et de la pensée subjective pour inventer un langage esthétique et sa pure pensée s’inscrivant dans le corpus des formes. La forme est, dans ce cas, traitée par un regard prétendu objectif, non sensible, anhistorique sauf concernant le champ esthétique qui constitue sa référence. Cette vision brute, utopie d’artistes et de critiques théoriciens, permet de considérer un art en train de se découvrir dans l’insistance de sa recherche formaliste.

Plus proche de l’amateur sensible à l’art, il existe une vision que l’on pourrait nommer associative, vision qui ne recule pas devant l’œuvre en acceptant le risque de s’y plonger et de laisser son être associer autour des sensations que provoque l’œuvre. Face à elle, l’immersion et la confrontation engagent la perception sur le mode « comment ça nous regarde » entre être vu, concerné par l’objet et le voir. L’objet créé convoque et provoque chez l’amateur un flux de représentations sensibles dans le travail intime et singulier de perception neuropsychique. Par cette vision associative, l’œuvre parle, évoque et invite à une expérience subjective de la forme, de la sensorialité immédiate empreinte de réminiscences et d’affects sensibles. Comme le rêve, cette vision génère des impressions, des émotions, des sentiments, des pensées intuitives et sensibles.

Enfin, et c’est un aboutissement pour l’amateur d’art, il existe une vision pensante mais qui suppose un apprentissage formel, historique, conceptuel du regard, sans pour autant renoncer à la résonance intuitive et à la vision associative. Ce regard liant l’ouverture sensible à la pensée permet un dialogue véritablement productif avec l’œuvre par l’acte de perception sentie et pensée. Il s’agit de se laisser voir en pensant l’œuvre dans sa forme et son inscription esthétique, culturelle et politique. L’apprentissage du voir suppose un guide et une pensée à l’œuvre éventuellement reliée au propos de l’artiste et à l’histoire esthétique mais qui ne doit pas compromettre l’appropriation sensible et associative. C’est le véritable acte du regard qui permet de se laisser voir en pensant sans préfiguration, sur l’instant et dans l’après-coup avec un aller-retour permanent entre ressenti, association et pensée.

Il est, bien sûr, tout à fait possible de transposer ces modalités à l’écoute musicale, au toucher ou au senti des amateurs d’art dans sa diversité. Dans ce contexte, il n’y a plus d’art mineur car chaque œuvre peut ouvrir un monde. Thierry Delcourt ©

L'ACTE DU REGARD - L'ART DU REGARD

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FESTIVAL DES ETOILES Maurice Utrillo, Suzanne Valadon, un duo infernal

30 Octobre 2016, 17:48pm

Publié par Thierry Delcourt

FESTIVAL DES ETOILES Maurice Utrillo, Suzanne Valadon, un duo infernal

Samedi 5 novembre à 14h30 - Salle 30 et 50

Forum des images - Porte Saint-Eustache - 2 rue du Cinéma - 75001 Paris

Présentation du film réalisé par Catherine Aventurier : interview de Thierry Delcourt sur l'histoire et le psychisme de ces artistes et de leur relation trouble.

"MAURICE UTRILLO, SUZANNE VALADON, UN DUO INFERNAL"

"Ils sont deux peintres emblématiques de la vie de bohème : Suzanne Valadon la mère et Maurice Utrillo le fils.

Deux icônes de cette Butte Montmartre qui au tournant du 20ème siècle était le quartier des plaisirs, avec ses cabarets, ses cirques, ses artistes et ses mauvais garçons, avant d'être aujourd'hui la carte postale touristique de Paris.

Deux êtres excessifs, tourmentés, se moquant des conventions, en perpétuelle recherche d'équilibre sur le fil de leurs vies et de leurs carrières artistiques…

Un exemple unique dans l'histoire de l'Art d'un chassé croisé entre un fils visionnaire et une mère avant-gardiste."

Avec le soutien l'Association Maurice Utrillo

En partenariat avec France Culture

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PARENTS ET ADOS : S'ENTENDRE, SE COMPRENDRE

4 Octobre 2016, 20:30pm

Publié par Thierry Delcourt

Des drames très récents mettent en cause des ados, parfois très jeunes, et parmi eux, de plus en plus de filles, et souvent, sous la forme du « héros solitaire » : attentats plus ou moins bien orchestrés, agressions allant jusqu’au meurtre impulsif ou prémédité, violence et harcèlement à travers les réseaux sociaux, suicide mis en scène et filmé en direct...

On le sait, il suffit d’un rien pour que la vie d’un ado bascule : rupture sentimentale, échec dévalorisant, mal-être, identification à un héros destructeur…

On sait les conséquences dévastatrices du harcèlement psychologique et d’actions violentes qui se banalisent, avec ou sans l’utilisation des réseaux sociaux. Tous ces comportements induisent chez les victimes d’angoissants traumatismes pouvant conduire au repli social et scolaire, à des phobies, et pire, au suicide.

Que faire pour contenir ce phénomène en expansion ? Comment éviter que l’ado ne parte à la dérive ? Comment prévenir et combattre l’attraction du terrorisme ? Comment aider tous les ados, qu’ils soient agresseurs ou victimes, à enrayer un processus de souffrance dans lequel ils sont pris ? Comment extraire certains de leur endoctrinement quand on est parent et conscient de leurs dérives ? Comment réparer la blessure psychique d’un traumatisme ?

Heureusement, aujourd’hui, les adolescents en souffrance demandent de plus en plus à consulter un psy quand ils ne trouvent nulle part l’écoute qu’ils attendent dans leur désarroi.

Dans notre monde en mutation accélérée et incertaine, l’adolescent peine à trouver sa place et à se construire un projet de vie. Pris dans des contradictions angoissantes, il a tendance à se réfugier dans un monde virtuel pour préserver l’illusion de satisfaction immédiate. Il a plus facilement accès à ce monde qu’à celui d’une réalité dont il n’a pas les codes d’entrée. La manipulation et l’enrôlement terroristes savent utiliser leur désarroi et leur quête d’identité.

Les parents ont aussi à s’adapter dans leur fonction éducative, ce qui est loin d’être simple. Faut-il négocier, sur quoi, comment, dans quelles limites ? Comment informer et assurer une protection face à l’endoctrinement et aux dérives? À ces préoccupations, le pédopsychiatre Thierry Delcourt répond par 21 propositions concrètes pour se parler et se comprendre. Il aide les parents et les ados à trouver un mieux-être dans une période où la vie peut basculer brutalement. Son livre « JE SUIS ADO ET J’APPELLE MON PSY» est accessible à tous. C’est un outil pour s’écouter et pour chercher ensemble de vraies solutions à des problèmes qui semblent insolubles.

PARENTS ET ADOS : S'ENTENDRE, SE COMPRENDRE

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Dépressives, hystériques ou bipolaires? Les femmes face aux psys

1 Octobre 2016, 07:04am

Publié par Thierry Delcourt

Colette Deblé

Colette Deblé

POUR INFO Le livre est épuisé, mais vous pouvez vous le procurer dans les bonnes librairies ou sur les sites d'occasion, notamment chez priceminister où il se vend autour de 5 euros !

(extrait de Dépressives, hystériques ou bipolaires? éd. bayard)

Une relation équivoque, à l’origine tumultueuse, se tisse depuis plus d’un siècle entre les femmes et les psys : psychiatres, psychanalystes et psychothérapeutes. Ces professions très récentes sont nées d’une discipline médicale articulée à une politique de la folie. Ceux qu’on nommait aliénistes au XIXème siècle ont instauré et progressivement théorisé un traitement moral de la folie visant à identifier et à prendre soin des « fous » autant que d’une société dont la propension au rejet de la différence ne s’est jamais démentie. Les possédées sont devenues des malades hystériques, les illuminés et les prophètes, perdant leur aura au profit de la folie, furent réduits à l’état d’aliéné irresponsable soumis au délire dont le contenu n’était que le témoin de leur dégénérescence.

Après avoir subi la dérive sécuritaire d’internements arbitraires en augmentation vertigineuse qui visaient à prémunir la société de tout dérangement, après être devenues objets d’expériences humiliantes aux fins d’asseoir des théories aussi fumeuses que sectaires et rétrogrades, les femmes particulièrement visées par cette vague d’enfermement ont pu progressivement bénéficier de l’opportunité d’une écoute et d’une attention grâce à un développement d’une psychiatrie centrée sur la personne et de la psychanalyse.

Le XXème siècle a connu une évolution fulgurante de la psychiatrie dans le souci d’un respect de l’être et de sa souffrance, dans la tentative de comprendre le fonctionnement psychique et, plus récemment, ses implications neuroscientifiques. Ce phénomène ‘psy’ reste l’ici et maintenant des sociétés occidentales. Il s’inscrit non sans réticence dans la diversité et l’hétérogénéité liées au brassage et au nouage des cultures, de leurs histoires politiques et sociales, de la place et du statut qu’y occupent les femmes, la science et les religions.

Les femmes, c’est une évidence qu’il est bon de rappeler, existaient bien avant que la psychiatrie et la psychanalyse ne voient le jour, en partie grâce à elles. Toutefois, privées de l’accès aux métiers dits nobles et à la vie publique, les femmes ont surtout contribué à l’essor de ces disciplines en tant que patientes, objets d’étude et d’expérience. Il en fut là comme dans les métiers artistiques où la femme tenait la place de muse inspirant l’artiste et le thème de son œuvre. Les recherches transversales entre sciences humaines et médicales ainsi que le brassage social et ethnique des populations ont donné naissance à diverses approches du traitement neuropsychique, aussi neuves qu’hypothétiques, aussi locales qu’étroitement liées aux données culturelles et politiques. Thierry Delcourt ©

pour en finir avec les stéréotypes aliénants sur les femmes, entretenus par les diagnostics stigmatisants de la psychiatrie

pour en finir avec les stéréotypes aliénants sur les femmes, entretenus par les diagnostics stigmatisants de la psychiatrie

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