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THIERRY DELCOURT

THIERRY DELCOURT

CARREFOUR ENTRE ART, PSYCHIATRIE ET PSYCHANALYSE. Recherche sur le processus de création et la capacité créative dans le soin et l'existence


Cycle de conférences 2019-2020 - Dis-moi, à quoi ça sert, l’Art ?

Publié par Thierry Delcourt sur 4 Octobre 2019, 08:05am

Catégories : #culture - art et psychanalyse, #créativité, #artistes et création, #annonces -information, #Art thérapie

Cycle de conférences 2019-2020 - Dis-moi, à quoi ça sert, l’Art ?

Dis-moi, à quoi ça sert, l’art ?

Cycle de conférences 2019 - 2020

Thierry Delcourt

Imaginons un monde sans art ! Que deviendrait notre vie ? Depuis la nuit des temps, l’être humain a eu besoin de créer, de représenter. Aujourd’hui, quelle place tient l’art dans la culture? Sans art, qu’en serait-il de l’éducation, du lien social, du soin, de la pensée, de la spiritualité, du pouvoir politique et de la survie des minorités?

L’art est-il porteur d’espoir pour agir et lutter contre la tyrannie, la destruction du monde et de la diversité culturelle?

Mardi 8 octobre 2019  - 18h30 à 20 h

MVA Reims 9 rue E Wiet

L’art, un facteur de lien social ?

Des trésors du patrimoine aux controverses de l’art actuel, des expositions prestigieuses aux graffitis dans l’espace urbain, de l’opéra au rap, l’art fait penser, rire, parler. Il fait vivre.

S’il est trop élitiste, il ne permet pas l’échange humain et social. S’il choque, il peut générer des positions extrêmes et parfois violentes.

Mais l’histoire de l’art montre que ce qui est élitiste et choquant devient, quelques temps après, une référence esthétique valorisée.

Quelles conditions sont requises pour que l’art puisse, à l’instant où il se crée, être un facteur de partage et de lien social ?

Si la force expressive et subversive de l’art permet de lutter contre les inégalités et la fracture sociale, cela suppose de se rendre visible et audible par le plus grand nombre.

Rien de tel pour y parvenir que de créer les conditions d’un art participatif du commun. Il s’agit de valoriser les initiatives individuelles et collectives de création artistique là où elle a beaucoup à dire, à exprimer… à espérer.

Lutter contre l’exclusion, la stigmatisation, la discrimination n’est pas qu’une affaire d’état. Elle est l’affaire de toutes et tous dans les recoins d’une société faussement inclusive. L’art peut-il prétendre remplir cette mission ?

 

Mardi 10 décembre 2019 18h30 à 20 h

Fonction de l’art dans le soin

Créer n’est pas faire de l’art, mais ça peut ! Solliciter la créativité d’un patient quand la maladie l’assaille, offre un double avantage : celui d’exprimer sa souffrance, son désarroi, celui de lutter contre l’invasion du mal.

Il ne s’agit donc pas d’être un artiste mais de produire un objet quel qu’il soit, qui exprime, qui distrait et qui soigne. L’objet palpable ou virtuel est porteur d’une charge émotionnelle et affective qui le rend utile et précieux. Qu’il s’agisse de peinture, de sculpture, de poésie, d’art vivant, qu’importe dès l’instant où l’objet produit est apte à porter et à exprimer ce que la personne recèle au fond d’elle-même. Ça  ne peut se limiter à une simple occupation même si celle-ci a sa place dans le soin. Si certains malades trouvent par eux-mêmes le recours à une créativité salvatrice, la plupart n’y parviennent pas, obsédés qu’ils sont par leur mal, son devenir et leur destin tragique.

Ce qui compte, c’est l’outil créatif que choisit le malade. Même si le soignant propose, le patient dispose. C’est toute la difficulté de l’art-thérapie : mettre à disposition du malade le support de son expression sans influer sur ce qu’il a besoin d’exprimer, tout en sollicitant son expression et ses capacités créatives. Et pour le reste, laisser venir, laisser faire !

 

Mardi 4 février 2020 18h30 à 20h

Que peut l’art contre la guerre ?

Allons, n’espère pas l’impossible ! Comment peux-tu imaginer que les hommes renoncent à la guerre ? Ce n’est certainement pas un « pauvre petit artiste » qui va les empêcher de satisfaire leurs pulsions destructrices et leur soif de pouvoir ubuesque. Ils ont même des artistes pour glorifier leurs conquêtes. On trouve bien plus de cette barbarie peinte dans les musées que d’éloge de la paix et de l’amour. Certains artistes ont trouvé des revenus confortables dans cet art officiel.

Le statut de l’artiste a évolué au cours des siècles. Ses préoccupations ne sont pas de glorifier les exactions mais de représenter ce qui le bouscule, le dépasse, le choque, tout en proposant son univers de formes et de fantaisie propre. Si le sujet est comment rendre en peinture, sculpture, art vivant… le thème relève d’une abstraction : l’articulation entre l’impact du monde et le psychique.

C’est grâce à ses perceptions intuitives et à sa capacité d’être à l’écoute de son ressenti, que l’artiste peut anticiper le mal de guerre, comme l’ont fait les surréalistes bien avant que ne se révèle l’horreur des camps nazis et l’extermination des juifs, des tsiganes et des handicapés. S’il ne peut l’empêcher, au moins l’artiste peut-il prévenir de la guerre ?

 

Mardi 7 avril 2020 18h30 à 20 h

Quelle place pour l’art dans l’éducation ?

Dès la naissance, l’éducation est une priorité et une nécessité pour vivre en société. Si le langage et la raison constituent une voie de transmission culturellement privilégiée, il ne faudrait pas oublier l’autre voie essentielle qui transmet par les sens et les mots de la toute petite enfance : le parfum, la voix, l'ambiance, l’expression du visage, le babil. Cet univers de mots, de sons et de formes sensuelles est le trésor qui permet d’appréhender le monde, de le rendre praticable. Sans cette matrice, l’éducation produit une culture hors sol, sans racine pour prendre corps et fonder le désir.

L’art est un chemin de traverse primordial dans la transmission du monde, de la culture et de la vie en société. Donc, toute éducation qui fait l’impasse de l’art échouera à coup sûr.

Mais art ne signifie pas être artiste. L’art de la vie, de la cuisine à l’artisanat, du langage à la parole, de la science au dessin, de la pensée à l’amour, est traversé par cette éducation du désir intime qui fait que l’humain est humain.

Une éducation qui se réduirait à un formatage par des algorithmes ne serait qu’échec. D’où l’importance de ne pas confier une affaire si grave à des bureaucrates et à des robots.

Quelques livres de Thierry Delcourt :

Quand la crise devient une chance, Eyrolles, 2018

La Folie de l’artiste, Max Milo, 2018

Carolyn Carlson. De l’intime à l’universel, Actes Sud, 2015

Créer pour vivre - Vivre pour créer, L’Âge d’Homme, 2013 

 

Maison de la Vie Associative

1 rue Eugène Wiet - Reims

Contact : dr.thierry.delcourt@gmail.com

 Entrée libre et gratuite

 

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