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THIERRY DELCOURT

THIERRY DELCOURT

CARREFOUR ENTRE ART, PSYCHIATRIE ET PSYCHANALYSE. Recherche sur le processus de création et la capacité créative dans le soin et l'existence


LA FOLLE EMBELLIE FILM ET DEBAT REIMS 17 MARS SEMAINE DE LA FOLIE

Publié par Thierry Delcourt sur 15 Mars 2018, 08:53am

LA FOLLE EMBELLIE FILM ET DEBAT REIMS 17 MARS SEMAINE DE LA FOLIE
SAMEDI 17 MARS 17H30 MEDIATHEQUE FALALA
en présence de la réalisatrice et débat animé par Thierry Delcourt
venez nombreux à cette session organisée par le cafegem reims dans le cadre de la sism
synopsis
Le mois de juin 1940. En pleine débâcle, un hôpital psychiatrique près d'Orléans est laissé à l'abandon par le personnel soignant. Livrés à eux-mêmes, les patients quittent les lieux et partent sur les routes. Ils sont guidés par Fernand, un psychopathe au comportement violent. Sa femme Alida et son fils Julien sont avec lui, ainsi que Colette, Lucie, Hélène, Florent et Henriette. Après quelques jours d'errance, tous se réfugient dans une ferme, où ils trouvent du travail pendant les moissons. Julien tombe peu à peu amoureux de Lucie et décide de lui venir en aide. Mais la période est dure et certains patients ne sont pas préparés à la vie à l'extérieur de l'établissement...
Film de Dominique Cabrera (France/Belgique/Canada, 2004). Scénario : D. Cabrera, Antoine Montperrin. 100 mn. Avec Miou-Miou : Alida. Jean-Pierre Léaud : Fernand. Morgan Marinne : Julien. Maryline Canto : Colette.
Le genre : fugue pendant l'Exode.
Juin 1940, les bombes font dans le ciel de la Loire un bruit de tonnerre. L'orage de la guerre gronde, mais une folle embellie commence : la lumière est douce, la nature s'offre au regard à l'infini... Faut-il être fou pour voir ça, dans ces circonstances-là ? Alida et son mari Fernand le sont pour de bon, peu ou prou. Avec quelques autres, ils se sont échappés d'un asile dont les portes se sont ouvertes, comme par enchantement, avec les bombardements. Pour eux, c'est une échappée belle qui commence, sur les chemins d'un monde chamboulé de toute façon.
La plus folle, dans cette embellie, c'est Dominique Cabrera, qui décide de battre la campagne avec sa caméra. Elle se révèle étonnamment douée pour ça. Filmer les champs quand la pluie tombe, la forêt qui s'ouvre comme un refuge et devient, la nuit, un décor de conte fabuleux. Dans cette célébration de l'émerveillement toujours à portée de main, il y a un vrai pari : faire du cinéma un poème lyrique, décalé, avec des personnages qui se fondent dans cet univers de sensations. Si on y cherche un scénario bien rodé, on fait fausse route : comme les personnages, le récit n'est volontairement pas trop structuré, et ne suit pas les événements historiques, ni la dramaturgie d'un film de guerre. Mais le fil n'est jamais perdu, et l'univers qui se dessine peu à peu procure un vrai plaisir romanesque, avec des histoires d'amour, de sentiments, des destins qui se jouent. Portée par des comédiens radicalement émouvants, Miou-Miou en tête, cette Folle Embellie a une magnifique dimension humaine.
 
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